Burgéap, une force de la nature
Jeudi, 17 Décembre 2009 08:00
Index de l'article
Burgéap, une force de la nature
Suite
Toutes les pages




Interview de Jean-Claude Andréini, Directeur Général de Burgéap

Le Mag des éco-acteurs : Parlez-nous de Burgéap !

Jean-Claude Andréini : Burgéap est une ingénierie de statut européen. C’est une société franco-allemande, qui compte 750 collaborateurs dont 350 sur le sol français. Nous réalisons 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous sommes présents sur 20 sites en France, quasiment dans toutes les Régions. Et nous avons 20 sociétés à l’international. Je citerai le Cambodge, la Turquie, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Roumanie, le Kenya, le Mali et bien d’autres. Nous pratiquons tous les métiers lié à l’environnement : l’eau, les déchets, les sols pollués, l’air, le management environnemental, le bâtiment vert, les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, la déconstruction et l’environnement en secteur nucléaire. Nous répondons à toutes les questions environnementales et de l’économie sans carbone.

MAE : Quelles sont les missions de votre agence implantée au cœur du Massif-central ?

JCA : Notre agence de Clermont-Ferrand réalise tous les métiers de Burgéap pour ses clients locaux. Nos clients sont à la fois des collectivités territoriales et des clients dits « privés ». Nous avons une organisation par métiers et notre prestataire local peut faire appel, à tout moment, à l’ensemble des compétences de notre groupe en France comme dans le monde. Pour avoir toujours la bonne personne au bon moment !

MAE : Quelles sont les thématiques de demain ?

JCA : Burgéap investit sur des marchés « traditionnels ». Les métiers de l’eau ou des déchets sont des vieux métiers. En revanche ils évoluent sans cesse ! Nous continuons à penser que l’eau, les déchets ou les sols pollués, sont les valeurs de demain.

Mais à coté de ça, la vraie thématique de demain pour nous c’est la ville nouvelle. Une ville nouvelle, on peut la faire compacte, serrée, intelligente, écologique et industrielle… Mais faire la ville nouvelle, c’est partir de bâtiments anciens et de sols pollués. On ne part jamais de rien. On part de réalités sociales, économiques ou environnementales. On doit faire au mieux avec ! Voilà les sujets de nos différents travaux.

MAE : Pouvez-vous maintenant nous parler du réseau PEXE ?

JCA : PEXE est une association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France. C’est un club de clubs. Exemple : FC2E dans le Nord, membre du PEXE, représente 500 entreprises. Il y a aussi des Pôles de Compétitivités, des syndicats professionnels comme le syndicat des énergies renouvelables, le SER, qui lui comptabilise 530 entreprises adhérentes. Au total, le PEXE rassemble près de 3 000 entreprises sur un potentiel de près de10 000.
Le PEXE compte beaucoup de partenaires. Je citerai par exemple l’ANR, Oséo, l’Ademe, la DG6, le Ministère de l’Environnement, Unifrance (partenaire historique)…
Le PEXE est un accélérateur de développement. Il accompagne les entreprises dans les domaines de l’innovation, des finances, le commerce extérieur...
Il incite au partage d’expérience, favorise les rapprochements, la gestion des connaissances, la mise en synergie des équipes…

MAE : Et le COSEI c'est quoi ?

JCA : Le COSEI est le le comité stratégique des éco-industries. C’est une démarche conjointe du Ministère de l’Environnement et du Ministère de l’Industrie. Le COSEI aide les PME et les grands groupes, même ceux qui ne sont pas issus du « monde de l’environnement » comme l’automobile, à s’organiser pour ensemble supprimer les freins au développement. C’est une démarche participative dans laquelle l’État veut être l’accompagnateur d’orientations co-décidées ou orientées essentiellement business pour créer de l’emploi donc de l’économie. C'est au sein de ce comité qu'on discute du plan Ecotech 2012.
C'est stratégique pour nous d'être associés à ces travaux !