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Interview de Pascal Boyer, Directeur Commercial de l’Office International de l’Eau.
Le Mag des éco-acteurs : Pouvez-vous nous présenter l’Office International de l’Eau ? Et quelles sont ses missions ?
Pascal Boyer : L’Office International de l’Eau est une association de loi 1901 reconnue d’utilité publique. Elle existe depuis 1991. Elle aura donc 20 ans en 2011.Trois grandes missions caractérisent l’Office. La plus fondamentale est la formation professionnelle aux métiers de l’eau. Elle est dispensée et développée sur les sites limousins de La Souterraine et de Limoges. Il s’agit de formations non diplômantes qui s’adressent à des personnes déjà en poste dans les services d’Eau de l’Etat, dans les sociétés publiques, les collectivités locales ou bien encore les bureaux d’études. La formation est la mission la plus ancienne de l’Office, pour laquelle nous sommes désormais reconnus comme l’acteur principal. Nous étendons aujourd'hui nos champs de compétences en développant des formations dédiées à la gestion des déchets : la collecte, le tri, la réutilisation. La notion de développement durable sera prise en compte dans toutes nos formations dès 2010.
La deuxième consiste à mettre en forme les données dédiées à l’Eau. En France, il existe plusieurs points de mesures qui appartiennent aux Agences de l’Eau. Ces données nous sont livrées brutes. L’Office a pour objectif de les cartographier, de les mettre en forme et de les rendre accessibles au plus grand nombre via Internet notamment. Elles sont destinées à l’ensemble des acteurs de l’environnement. Elles sont exploitées lors de projets d’aménagements fluviaux pour concevoir ou moderniser des installations de traitement ou des usines de potabilisation. Ces données permettent de connaître l’état de la ressource au niveau de son débit et de sa qualité. Cette mission nous a été confiée par le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable de l’Aménagement du Territoire et de la Mer.
MAE : Quel est le positionnement de l’Office au niveau mondial ?
PB : L’Office est un petit acteur visible et reconnu des acteurs internationaux. Nous sommes le secrétariat technique et général d’un réseau qui s’appelle Réseau International des Organismes de Bassins « RIOB ». Il s’agit de fonctionner en réseau avec tous les acteurs qui gèrent l’eau dans les différents bassins versant des différents fleuves et rivières du monde entier. A ce titre nous organisons la rencontre de tous ces acteurs lors de l’assemblée générale. Nous contribuons à la création d’un réseau international des centres de formations sur l’eau et nous avons participé à la création de centres en Pologne et au Mexique. Prochainement Ryad et l’Afrique du Sud disposeront de leur centre. L’Office International de l’eau essaime. C'est là notre troisième mission.
MAE : Quel bilan faites-vous sur l’état de l’eau pour le Massif Central ?
PB : Notre rôle n’est pas d’analyser les données. Nous les mettons en forme et nous les rendons disponibles et accessibles. Cependant nous sommes attentifs à l’évolution de la qualité de l’eau sous toutes ses formes : eau de surface, eau souterraine, eau potabilisée, urbaine et industrielle. En Massif Central, nous sommes majoritairement dans une zone que l’on appelle « tête de bassin ». Autrement dit c’est à partir de cette zone géographique qu’un grand nombre de sources vient alimenter les principaux fleuves français et donc les villes. C'est une zone privilégiée. La qualité et le débit de l’eau est satisfaisant cependant nous devons tous protéger cette ressource et rester vigilant.
MAE : Quelle est l’actualité de l’Office ?
PB : Nous enregistrons une activité croissante. Pour cette raison, nous construisons sur le site de La Souterraine un nouveau bâtiment. Il regroupera un laboratoire d’analyses, du matériel d’analyses de terrain, des bureaux, des salles de réunion, des salles de cours et de formations. Cela représente 700m² de surface supplémentaire. Ce projet représente un coût de 1.400.000€ et a été élu par le gouvernement comme l’un des 1.000 projets pour la relance.
Entretien avec
Pascal Boyer Directeur commercial
Interview réalisée par Cyril Toutain
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