Macéo, c’est déjà demain ! - Suite
Jeudi, 17 Décembre 2009 09:00
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Macéo, c’est déjà demain !
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MEA : Quels sont les atouts du Massif-central ?

AM : Nous en avons beaucoup mais un certain nombre ne sont pas très bien exploitées ou très bien organisées. Tout d’abord l’industrie que nous devons conserver et pérenniser mais autrement, avec des énergies nouvelles, avec des innovations en matière de coûts et de réductions de coûts. Nous avons le bois, qui est globalement mal exploité aujourd’hui, malgré des signaux positifs dans le dialogue et les actions collectives entreprises tout au long de la chaine d'exploitation de cette matière abondante. La forêt de Tronçais, dans l'Allier, serait l'exception. En effet, elle est, depuis Colbert un espace cultivé, avec des bois de qualité. On les exporte, on en fait des tonneaux, on en fait de meubles. C'est un espace qui vit bien, 330 ans plus tard.

Autre exemple : l'eau. Le Massif-central est un des territoires qui reçoit le plus d’eau en Europe au m². Et qu'en fait-on ? On la laisse partir. On parle de changements climatiques. Des augmentations de températures sans doute, mais aussi des variations brutales de températures. Les périodes de sécheresse vont peut-être s’accentuer… Nous devons réfléchir à des sujets comme le stockage de l’eau sous certaines conditions.

Ces ressources sont d’énormes richesses, ceux sont nos atouts, nos forces de demain !

MEA : Les nouvelles technologies sont aussi un atout ?

AM : Les nouvelles technologies sont transverses à tout ce que j’ai cité. Donc centrales ! Elles font partie des moyens qui activent et dynamisent le développement économique de nos filières. Le très haut débit est maintenant quasiment un minimum, comme l’eau au robinet, pour se développer. Nous travaillons depuis plusieurs années à la création d’une infrastructure qui permettrait de mettre à disposition du très haut débit sur l’ensemble de notre territoire, cela représenterait une avance stratégique.

MEA : Macéo est donc un facilitateur de solutions… Mais pour qui ?

AM : Nous nous adressons aux infrastructures qui accompagnent le développement économique.
Quand je parle d’infrastructures, je m’adresse aux collectivités locales. Macéo souhaite être un acteur sur des thématiques comme les autoroutes ou le très haut débit. Cependant le moteur de l’économie, c’est quand même la création de valeur. Pour répondre à cet enjeu, nous avons créé des Espaces Projets Innovants. Appelé EPI. Ceux sont des endroits penser pour réfléchir ensemble, avec des axes de travail. 4 EPI existent pour le moment : un dédié aux territoires infrastructures et usages, un autre sur les énergies et les ressources. Le troisième espace EPI s’intéresse à la professionnalisation, la recherche et les compétences. Enfin, le dernier EPI se consacre aux entreprises, à la transmission et à la reprise. Nous sommes dans un territoire où il y a beaucoup de petites entreprises dont les dirigeants arrivent à la retraite. Nous devons anticiper, chercher des synergies et créer une activité plus visible et plus forte.

MEA : Quels sont les tous premiers projets de Macéo ?

AM : Je ne veux pas tout dévoiler puisque Macéo naitra réellement le 1er janvier 2010 ! Mais nous avons par exemple déposé un projet de création d’un pôle de compétitivité « Bois foret avenir ». Nous attendons la réponse de la DIACT. Voilà un projet qui pourrait aboutir à la création de centres techniques, des centres d’innovations, des laboratoires… qui serviront l’activité du bois.

MEA : Quel est votre regard sur les éco-activités ?

AM : Nous entrons dans une ère écologique ! [La Conférence de] Copenhague touche à sa fin. On parle beaucoup et de plus en plus d’éco-technologies, d’éco-innovations... Derrière tout ça, il y a beaucoup de mots : durable, écologie, économie… Cela manque parfois de concret.
Demandons- nous, de façon raisonnable, qu’est ce que l’on peut faire tout de suite, maintenant. Sur le bois, l’eau, l’agriculture, l'industrie, les services.

Il y a des entreprises sur le territoire qui construisent des maisons en bois. Il faut les amener toujours à travers l’innovation à des propriétés, à des caractéristiques beaucoup plus efficaces : plus d’isolation, plus de régulations de températures. Une maison, ce n’est pas seulement des murs et un toit, c’est aussi une vie à l’intérieur. Autour de la maison, il y a beaucoup de technologies en émergence.
La domotique (la robotique au service de la maison) est prometteuse, et on voit là une synergie à avoir avec un pôle de compétitivité comme Viameca.

Économies d’énergie, c’est sûr. Économies d’eau, c’est évident. Re-bouclage de ressources, on y arrive. On ne peut pas tout faire d’un coup, par contre il faut y aller.

J’ai 61 ans, j’ai connu mes grands parents qui ne vivaient pas très loin d’ici et qui vivaient bien, ils étaient installés confortablement. Ils gaspillaient beaucoup moins que ce qu’on gaspille aujourd’hui et ils étaient heureux. Et pourquoi pas nous ?

MEA : Pour conclure cette interview, avez-vous un message à donner ?

AM : Nous avons beaucoup de chantiers devant nous, je sais et je sens qu’il y a beaucoup de motivation, beaucoup d’intérêt… Allons-y sans complexe, vous allez voir qu’on va faire de très grandes choses ! Et l'équipe de 17 personnes de Macéo est là pour vous accompagner.




Interview d’André Malet Président de Macéo

 

Le Mag des éco-acteurs : c’est le 1er janvier 2010 que Macéo naitra, que pouvez-vous nous dire de sa naissance ?

André Malet : Tout d’abord le nom de Macéo.
Mac pour Massif-central : 6 régions, 22 départements !
Je rappellerai simplement qu’en 1975, nous avions créé les Comités de Massifs. À l’époque ils devaient combler des « lacunes » face aux territoires de plaines ou au littoral. Cette initiative, remontant à 35 ans, a été bonne car aujourd'hui on parle moins du Massif-central comme d'un territoire à désenclaver mais comme un territoire à très fort potentiel de valorisation. Aujourd’hui, Macéo capitalise sur cette initiative.
-éo pour ineo qui en latin veut dire « j'entreprends ».

Macéo est le regroupement de quatre organismes : l’Adimac, l’association de développement économique et industriel du Massif-central, l’Apamac, l'association pour la promotion de l'artisanat du Massif-central (qui représente les chambres de métiers et de l'artisanat du territoire), le Sidam, réseau des chambres d'agriculture du Massif-central et l’Uccimac, l'union des chambres de commerces et d'industrie du Massif-central.

Ces quatre organismes possèdent des domaines d’activités différents mais ils partagent la même ambition : l’appui à l'activité économique. Le constat était simple : l’unité c’est le territoire d'action, le Massif-central. Un territoire de moyenne montagne habitée avec une activité économique répartie de façon homogène. Nous n’avons pas de très grosses concentrations industrielles ou artisanales. À l’époque où on parle de développement durable, je crois que d’avoir des usines à la campagne, des activités à la campagne est un atout. L’inconvénient reste la question de l'accessibilité : nous avons encore besoin de renforcer ou d'imaginer des infrastructures favorisant le déplacement (de marchandises, des personnes, d'informations).

MEA : Le regroupement de ces associations, c’est l’addition de compétences ?

AM : Non c'est plus que ça ! Dans toutes activités économiques, on se rend compte aujourd’hui, en France et dans beaucoup de pays, que la mondialisation a apporté une dimension supplémentaire à l’économie : le partage. Partager, ça veut dire concentrer les activités pour être plus efficace. Donc je crois qu’on est tout à fait dans ce sens-là. Quand on parle de RGPP au niveau du gouvernement, c’est bien la même chose, c’est-à-dire essayer de regrouper des activités pour qu’elles soient plus homogènes et plus efficaces. Il y a donc une notion d'enrichissement mutuel, c'est mieux qu'une addition !

MEA : Quelles sont les missions et les priorités de Macéo ?

AM : Dans ce contexte de partage, nous devons innover si nous voulons vivre. On parle beaucoup de l’innovation dans la presse, dans les médias. Alors qu’est ce que c’est l’innovation ? L’innovation c’est, dans un contexte où les matières premières sont rares et coutent de plus en plus cher, dans un contexte où il en faut beaucoup plus pour alimenter les pays émergents, d'arriver à trouver une autre façon de vivre. Ça veut dire innover dans les services, innover dans les produits, innover dans l’organisation… Nous avons besoin de réfléchir comment nous allons vivre demain. Macéo est fait pour ça ! Pour réfléchir sur « comment va-t-on vivre demain dans le Massif-central ? ». Vivre demain, bien vivre, ça comporte des dimension en termes d'activité et de qualité de vie.

MEA : Quels sont les atouts du Massif-central ?

AM : Nous en avons beaucoup mais un certain nombre ne sont pas très bien exploitées ou très bien organisées. Tout d’abord l’industrie que nous devons conserver et pérenniser mais autrement, avec des énergies nouvelles, avec des innovations en matière de coûts et de réductions de coûts. Nous avons le bois, qui est globalement mal exploité aujourd’hui, malgré des signaux positifs dans le dialogue et les actions collectives entreprises tout au long de la chaine d'exploitation de cette matière abondante. La forêt de Tronçais, dans l'Allier, serait l'exception. En effet, elle est, depuis Colbert un espace cultivé, avec des bois de qualité. On les exporte, on en fait des tonneaux, on en fait de meubles. C'est un espace qui vit bien, 330 ans plus tard.

Autre exemple : l'eau. Le Massif-central est un des territoires qui reçoit le plus d’eau en Europe au m². Et qu'en fait-on ? On la laisse partir. On parle de changements climatiques. Des augmentations de températures sans doute, mais aussi des variations brutales de températures. Les périodes de sécheresse vont peut-être s’accentuer… Nous devons réfléchir à des sujets comme le stockage de l’eau sous certaines conditions.

Ces ressources sont d’énormes richesses, ceux sont nos atouts, nos forces de demain !

MEA : Les nouvelles technologies sont aussi un atout ?

AM : Les nouvelles technologies sont transverses à tout ce que j’ai cité. Donc centrales ! Elles font partie des moyens qui activent et dynamisent le développement économique de nos filières. Le très haut débit est maintenant quasiment un minimum, comme l’eau au robinet, pour se développer. Nous travaillons depuis plusieurs années à la création d’une infrastructure qui permettrait de mettre à disposition du très haut débit sur l’ensemble de notre territoire, cela représenterait une avance stratégique.

MEA : Macéo est donc un facilitateur de solutions… Mais pour qui ?

AM : Nous nous adressons aux infrastructures qui accompagnent le développement économique.
Quand je parle d’infrastructures, je m’adresse aux collectivités locales. Macéo souhaite être un acteur sur des thématiques comme les autoroutes ou le très haut débit. Cependant le moteur de l’économie, c’est quand même la création de valeur. Pour répondre à cet enjeu, nous avons créé des Espaces Projets Innovants. Appelé EPI. Ceux sont des endroits penser pour réfléchir ensemble, avec des axes de travail. 4 EPI existent pour le moment : un dédié aux territoires infrastructures et usages, un autre sur les énergies et les ressources. Le troisième espace EPI s’intéresse à la professionnalisation, la recherche et les compétences. Enfin, le dernier EPI se consacre aux entreprises, à la transmission et à la reprise. Nous sommes dans un territoire où il y a beaucoup de petites entreprises dont les dirigeants arrivent à la retraite. Nous devons anticiper, chercher des synergies et créer une activité plus visible et plus forte.

MEA : Quels sont les tous premiers projets de Macéo ?

AM : Je ne veux pas tout dévoiler puisque Macéo naitra réellement le 1er janvier 2010 ! Mais nous avons par exemple déposé un projet de création d’un pôle de compétitivité « Bois foret avenir ». Nous attendons la réponse de la DIACT. Voilà un projet qui pourrait aboutir à la création de centres techniques, des centres d’innovations, des laboratoires… qui serviront l’activité du bois.

MEA : Quel est votre regard sur les éco-activités ?

AM : Nous entrons dans une ère écologique ! [La Conférence de] Copenhague touche à sa fin. On parle beaucoup et de plus en plus d’éco-technologies, d’éco-innovations... Derrière tout ça, il y a beaucoup de mots : durable, écologie, économie… Cela manque parfois de concret.
Demandons- nous, de façon raisonnable, qu’est ce que l’on peut faire tout de suite, maintenant. Sur le bois, l’eau, l’agriculture, l'industrie, les services.

Il y a des entreprises sur le territoire qui construisent des maisons en bois. Il faut les amener toujours à travers l’innovation à des propriétés, à des caractéristiques beaucoup plus efficaces : plus d’isolation, plus de régulations de températures. Une maison, ce n’est pas seulement des murs et un toit, c’est aussi une vie à l’intérieur. Autour de la maison, il y a beaucoup de technologies en émergence.
La domotique (la robotique au service de la maison) est prometteuse, et on voit là une synergie à avoir avec un pôle de compétitivité comme Viameca.

Économies d’énergie, c’est sûr. Économies d’eau, c’est évident. Re-bouclage de ressources, on y arrive. On ne peut pas tout faire d’un coup, par contre il faut y aller.

J’ai 61 ans, j’ai connu mes grands parents qui ne vivaient pas très loin d’ici et qui vivaient bien, ils étaient installés confortablement. Ils gaspillaient beaucoup moins que ce qu’on gaspille aujourd’hui et ils étaient heureux. Et pourquoi pas nous ?

MEA : Pour conclure cette interview, avez-vous un message à donner ?

AM : Nous avons beaucoup de chantiers devant nous, je sais et je sens qu’il y a beaucoup de motivation, beaucoup d’intérêt… Allons-y sans complexe, vous allez voir qu’on va faire de très grandes choses ! Et l'équipe de 17 personnes de Macéo est là pour vous accompagner.

 




Interview d’André Malet Président de Macéo

 

Le Mag des éco-acteurs : c’est le 1er janvier 2010 que Macéo naitra, que pouvez-vous nous dire de sa naissance ?

André Malet : Tout d’abord le nom de Macéo.
Mac pour Massif-central : 6 régions, 22 départements !
Je rappellerai simplement qu’en 1975, nous avions créé les Comités de Massifs. À l’époque ils devaient combler des « lacunes » face aux territoires de plaines ou au littoral. Cette initiative, remontant à 35 ans, a été bonne car aujourd'hui on parle moins du Massif-central comme d'un territoire à désenclaver mais comme un territoire à très fort potentiel de valorisation. Aujourd’hui, Macéo capitalise sur cette initiative.
-éo pour ineo qui en latin veut dire « j'entreprends ».

Macéo est le regroupement de quatre organismes : l’Adimac, l’association de développement économique et industriel du Massif-central, l’Apamac, l'association pour la promotion de l'artisanat du Massif-central (qui représente les chambres de métiers et de l'artisanat du territoire), le Sidam, réseau des chambres d'agriculture du Massif-central et l’Uccimac, l'union des chambres de commerces et d'industrie du Massif-central.

Ces quatre organismes possèdent des domaines d’activités différents mais ils partagent la même ambition : l’appui à l'activité économique. Le constat était simple : l’unité c’est le territoire d'action, le Massif-central. Un territoire de moyenne montagne habitée avec une activité économique répartie de façon homogène. Nous n’avons pas de très grosses concentrations industrielles ou artisanales. À l’époque où on parle de développement durable, je crois que d’avoir des usines à la campagne, des activités à la campagne est un atout. L’inconvénient reste la question de l'accessibilité : nous avons encore besoin de renforcer ou d'imaginer des infrastructures favorisant le déplacement (de marchandises, des personnes, d'informations).

MEA : Le regroupement de ces associations, c’est l’addition de compétences ?

AM : Non c'est plus que ça ! Dans toutes activités économiques, on se rend compte aujourd’hui, en France et dans beaucoup de pays, que la mondialisation a apporté une dimension supplémentaire à l’économie : le partage. Partager, ça veut dire concentrer les activités pour être plus efficace. Donc je crois qu’on est tout à fait dans ce sens-là. Quand on parle de RGPP au niveau du gouvernement, c’est bien la même chose, c’est-à-dire essayer de regrouper des activités pour qu’elles soient plus homogènes et plus efficaces. Il y a donc une notion d'enrichissement mutuel, c'est mieux qu'une addition !

MEA : Quelles sont les missions et les priorités de Macéo ?

AM : Dans ce contexte de partage, nous devons innover si nous voulons vivre. On parle beaucoup de l’innovation dans la presse, dans les médias. Alors qu’est ce que c’est l’innovation ? L’innovation c’est, dans un contexte où les matières premières sont rares et coutent de plus en plus cher, dans un contexte où il en faut beaucoup plus pour alimenter les pays émergents, d'arriver à trouver une autre façon de vivre. Ça veut dire innover dans les services, innover dans les produits, innover dans l’organisation… Nous avons besoin de réfléchir comment nous allons vivre demain. Macéo est fait pour ça ! Pour réfléchir sur « comment va-t-on vivre demain dans le Massif-central ? ». Vivre demain, bien vivre, ça comporte des dimension en termes d'activité et de qualité de vie.

MEA : Quels sont les atouts du Massif-central ?

AM : Nous en avons beaucoup mais un certain nombre ne sont pas très bien exploitées ou très bien organisées. Tout d’abord l’industrie que nous devons conserver et pérenniser mais autrement, avec des énergies nouvelles, avec des innovations en matière de coûts et de réductions de coûts. Nous avons le bois, qui est globalement mal exploité aujourd’hui, malgré des signaux positifs dans le dialogue et les actions collectives entreprises tout au long de la chaine d'exploitation de cette matière abondante. La forêt de Tronçais, dans l'Allier, serait l'exception. En effet, elle est, depuis Colbert un espace cultivé, avec des bois de qualité. On les exporte, on en fait des tonneaux, on en fait de meubles. C'est un espace qui vit bien, 330 ans plus tard.

Autre exemple : l'eau. Le Massif-central est un des territoires qui reçoit le plus d’eau en Europe au m². Et qu'en fait-on ? On la laisse partir. On parle de changements climatiques. Des augmentations de températures sans doute, mais aussi des variations brutales de températures. Les périodes de sécheresse vont peut-être s’accentuer… Nous devons réfléchir à des sujets comme le stockage de l’eau sous certaines conditions.

Ces ressources sont d’énormes richesses, ceux sont nos atouts, nos forces de demain !

MEA : Les nouvelles technologies sont aussi un atout ?

AM : Les nouvelles technologies sont transverses à tout ce que j’ai cité. Donc centrales ! Elles font partie des moyens qui activent et dynamisent le développement économique de nos filières. Le très haut débit est maintenant quasiment un minimum, comme l’eau au robinet, pour se développer. Nous travaillons depuis plusieurs années à la création d’une infrastructure qui permettrait de mettre à disposition du très haut débit sur l’ensemble de notre territoire, cela représenterait une avance stratégique.

MEA : Macéo est donc un facilitateur de solutions… Mais pour qui ?

AM : Nous nous adressons aux infrastructures qui accompagnent le développement économique.
Quand je parle d’infrastructures, je m’adresse aux collectivités locales. Macéo souhaite être un acteur sur des thématiques comme les autoroutes ou le très haut débit. Cependant le moteur de l’économie, c’est quand même la création de valeur. Pour répondre à cet enjeu, nous avons créé des Espaces Projets Innovants. Appelé EPI. Ceux sont des endroits penser pour réfléchir ensemble, avec des axes de travail. 4 EPI existent pour le moment : un dédié aux territoires infrastructures et usages, un autre sur les énergies et les ressources. Le troisième espace EPI s’intéresse à la professionnalisation, la recherche et les compétences. Enfin, le dernier EPI se consacre aux entreprises, à la transmission et à la reprise. Nous sommes dans un territoire où il y a beaucoup de petites entreprises dont les dirigeants arrivent à la retraite. Nous devons anticiper, chercher des synergies et créer une activité plus visible et plus forte.

MEA : Quels sont les tous premiers projets de Macéo ?

AM : Je ne veux pas tout dévoiler puisque Macéo naitra réellement le 1er janvier 2010 ! Mais nous avons par exemple déposé un projet de création d’un pôle de compétitivité « Bois foret avenir ». Nous attendons la réponse de la DIACT. Voilà un projet qui pourrait aboutir à la création de centres techniques, des centres d’innovations, des laboratoires… qui serviront l’activité du bois.

MEA : Quel est votre regard sur les éco-activités ?

AM : Nous entrons dans une ère écologique ! [La Conférence de] Copenhague touche à sa fin. On parle beaucoup et de plus en plus d’éco-technologies, d’éco-innovations... Derrière tout ça, il y a beaucoup de mots : durable, écologie, économie… Cela manque parfois de concret.
Demandons- nous, de façon raisonnable, qu’est ce que l’on peut faire tout de suite, maintenant. Sur le bois, l’eau, l’agriculture, l'industrie, les services.

Il y a des entreprises sur le territoire qui construisent des maisons en bois. Il faut les amener toujours à travers l’innovation à des propriétés, à des caractéristiques beaucoup plus efficaces : plus d’isolation, plus de régulations de températures. Une maison, ce n’est pas seulement des murs et un toit, c’est aussi une vie à l’intérieur. Autour de la maison, il y a beaucoup de technologies en émergence.
La domotique (la robotique au service de la maison) est prometteuse, et on voit là une synergie à avoir avec un pôle de compétitivité comme Viameca.

Économies d’énergie, c’est sûr. Économies d’eau, c’est évident. Re-bouclage de ressources, on y arrive. On ne peut pas tout faire d’un coup, par contre il faut y aller.

J’ai 61 ans, j’ai connu mes grands parents qui ne vivaient pas très loin d’ici et qui vivaient bien, ils étaient installés confortablement. Ils gaspillaient beaucoup moins que ce qu’on gaspille aujourd’hui et ils étaient heureux. Et pourquoi pas nous ?

MEA : Pour conclure cette interview, avez-vous un message à donner ?

AM : Nous avons beaucoup de chantiers devant nous, je sais et je sens qu’il y a beaucoup de motivation, beaucoup d’intérêt… Allons-y sans complexe, vous allez voir qu’on va faire de très grandes choses ! Et l'équipe de 17 personnes de Macéo est là pour vous accompagner.




Interview d’André Malet Président de Macéo

 

Le Mag des éco-acteurs : c’est le 1er janvier 2010 que Macéo naitra, que pouvez-vous nous dire de sa naissance ?

André Malet : Tout d’abord le nom de Macéo.
Mac pour Massif-central : 6 régions, 22 départements !
Je rappellerai simplement qu’en 1975, nous avions créé les Comités de Massifs. À l’époque ils devaient combler des « lacunes » face aux territoires de plaines ou au littoral. Cette initiative, remontant à 35 ans, a été bonne car aujourd'hui on parle moins du Massif-central comme d'un territoire à désenclaver mais comme un territoire à très fort potentiel de valorisation. Aujourd’hui, Macéo capitalise sur cette initiative.
-éo pour ineo qui en latin veut dire « j'entreprends ».

Macéo est le regroupement de quatre organismes : l’Adimac, l’association de développement économique et industriel du Massif-central, l’Apamac, l'association pour la promotion de l'artisanat du Massif-central (qui représente les chambres de métiers et de l'artisanat du territoire), le Sidam, réseau des chambres d'agriculture du Massif-central et l’Uccimac, l'union des chambres de commerces et d'industrie du Massif-central.

Ces quatre organismes possèdent des domaines d’activités différents mais ils partagent la même ambition : l’appui à l'activité économique. Le constat était simple : l’unité c’est le territoire d'action, le Massif-central. Un territoire de moyenne montagne habitée avec une activité économique répartie de façon homogène. Nous n’avons pas de très grosses concentrations industrielles ou artisanales. À l’époque où on parle de développement durable, je crois que d’avoir des usines à la campagne, des activités à la campagne est un atout. L’inconvénient reste la question de l'accessibilité : nous avons encore besoin de renforcer ou d'imaginer des infrastructures favorisant le déplacement (de marchandises, des personnes, d'informations).

MEA : Le regroupement de ces associations, c’est l’addition de compétences ?

AM : Non c'est plus que ça ! Dans toutes activités économiques, on se rend compte aujourd’hui, en France et dans beaucoup de pays, que la mondialisation a apporté une dimension supplémentaire à l’économie : le partage. Partager, ça veut dire concentrer les activités pour être plus efficace. Donc je crois qu’on est tout à fait dans ce sens-là. Quand on parle de RGPP au niveau du gouvernement, c’est bien la même chose, c’est-à-dire essayer de regrouper des activités pour qu’elles soient plus homogènes et plus efficaces. Il y a donc une notion d'enrichissement mutuel, c'est mieux qu'une addition !

MEA : Quelles sont les missions et les priorités de Macéo ?

AM : Dans ce contexte de partage, nous devons innover si nous voulons vivre. On parle beaucoup de l’innovation dans la presse, dans les médias. Alors qu’est ce que c’est l’innovation ? L’innovation c’est, dans un contexte où les matières premières sont rares et coutent de plus en plus cher, dans un contexte où il en faut beaucoup plus pour alimenter les pays émergents, d'arriver à trouver une autre façon de vivre. Ça veut dire innover dans les services, innover dans les produits, innover dans l’organisation… Nous avons besoin de réfléchir comment nous allons vivre demain. Macéo est fait pour ça ! Pour réfléchir sur « comment va-t-on vivre demain dans le Massif-central ? ». Vivre demain, bien vivre, ça comporte des dimension en termes d'activité et de qualité de vie.

MEA : Quels sont les atouts du Massif-central ?

AM : Nous en avons beaucoup mais un certain nombre ne sont pas très bien exploitées ou très bien organisées. Tout d’abord l’industrie que nous devons conserver et pérenniser mais autrement, avec des énergies nouvelles, avec des innovations en matière de coûts et de réductions de coûts. Nous avons le bois, qui est globalement mal exploité aujourd’hui, malgré des signaux positifs dans le dialogue et les actions collectives entreprises tout au long de la chaine d'exploitation de cette matière abondante. La forêt de Tronçais, dans l'Allier, serait l'exception. En effet, elle est, depuis Colbert un espace cultivé, avec des bois de qualité. On les exporte, on en fait des tonneaux, on en fait de meubles. C'est un espace qui vit bien, 330 ans plus tard.

Autre exemple : l'eau. Le Massif-central est un des territoires qui reçoit le plus d’eau en Europe au m². Et qu'en fait-on ? On la laisse partir. On parle de changements climatiques. Des augmentations de températures sans doute, mais aussi des variations brutales de températures. Les périodes de sécheresse vont peut-être s’accentuer… Nous devons réfléchir à des sujets comme le stockage de l’eau sous certaines conditions.

Ces ressources sont d’énormes richesses, ceux sont nos atouts, nos forces de demain !

MEA : Les nouvelles technologies sont aussi un atout ?

AM : Les nouvelles technologies sont transverses à tout ce que j’ai cité. Donc centrales ! Elles font partie des moyens qui activent et dynamisent le développement économique de nos filières. Le très haut débit est maintenant quasiment un minimum, comme l’eau au robinet, pour se développer. Nous travaillons depuis plusieurs années à la création d’une infrastructure qui permettrait de mettre à disposition du très haut débit sur l’ensemble de notre territoire, cela représenterait une avance stratégique.

MEA : Macéo est donc un facilitateur de solutions… Mais pour qui ?

AM : Nous nous adressons aux infrastructures qui accompagnent le développement économique.
Quand je parle d’infrastructures, je m’adresse aux collectivités locales. Macéo souhaite être un acteur sur des thématiques comme les autoroutes ou le très haut débit. Cependant le moteur de l’économie, c’est quand même la création de valeur. Pour répondre à cet enjeu, nous avons créé des Espaces Projets Innovants. Appelé EPI. Ceux sont des endroits penser pour réfléchir ensemble, avec des axes de travail. 4 EPI existent pour le moment : un dédié aux territoires infrastructures et usages, un autre sur les énergies et les ressources. Le troisième espace EPI s’intéresse à la professionnalisation, la recherche et les compétences. Enfin, le dernier EPI se consacre aux entreprises, à la transmission et à la reprise. Nous sommes dans un territoire où il y a beaucoup de petites entreprises dont les dirigeants arrivent à la retraite. Nous devons anticiper, chercher des synergies et créer une activité plus visible et plus forte.

MEA : Quels sont les tous premiers projets de Macéo ?

AM : Je ne veux pas tout dévoiler puisque Macéo naitra réellement le 1er janvier 2010 ! Mais nous avons par exemple déposé un projet de création d’un pôle de compétitivité « Bois foret avenir ». Nous attendons la réponse de la DIACT. Voilà un projet qui pourrait aboutir à la création de centres techniques, des centres d’innovations, des laboratoires… qui serviront l’activité du bois.

MEA : Quel est votre regard sur les éco-activités ?

AM : Nous entrons dans une ère écologique ! [La Conférence de] Copenhague touche à sa fin. On parle beaucoup et de plus en plus d’éco-technologies, d’éco-innovations... Derrière tout ça, il y a beaucoup de mots : durable, écologie, économie… Cela manque parfois de concret.
Demandons- nous, de façon raisonnable, qu’est ce que l’on peut faire tout de suite, maintenant. Sur le bois, l’eau, l’agriculture, l'industrie, les services.

Il y a des entreprises sur le territoire qui construisent des maisons en bois. Il faut les amener toujours à travers l’innovation à des propriétés, à des caractéristiques beaucoup plus efficaces : plus d’isolation, plus de régulations de températures. Une maison, ce n’est pas seulement des murs et un toit, c’est aussi une vie à l’intérieur. Autour de la maison, il y a beaucoup de technologies en émergence.
La domotique (la robotique au service de la maison) est prometteuse, et on voit là une synergie à avoir avec un pôle de compétitivité comme Viameca.

Économies d’énergie, c’est sûr. Économies d’eau, c’est évident. Re-bouclage de ressources, on y arrive. On ne peut pas tout faire d’un coup, par contre il faut y aller.

J’ai 61 ans, j’ai connu mes grands parents qui ne vivaient pas très loin d’ici et qui vivaient bien, ils étaient installés confortablement. Ils gaspillaient beaucoup moins que ce qu’on gaspille aujourd’hui et ils étaient heureux. Et pourquoi pas nous ?

MEA : Pour conclure cette interview, avez-vous un message à donner ?

AM : Nous avons beaucoup de chantiers devant nous, je sais et je sens qu’il y a beaucoup de motivation, beaucoup d’intérêt… Allons-y sans complexe, vous allez voir qu’on va faire de très grandes choses ! Et l'équipe de 17 personnes de Macéo est là pour vous accompagner.