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Interview d’André Malet Président de Macéo
Le Mag des éco-acteurs : c’est le 1er janvier 2010 que Macéo naitra, que pouvez-vous nous dire de sa naissance ?
André Malet : Tout d’abord le nom de Macéo. Mac pour Massif-central : 6 régions, 22 départements ! Je rappellerai simplement qu’en 1975, nous avions créé les Comités de Massifs. À l’époque ils devaient combler des « lacunes » face aux territoires de plaines ou au littoral. Cette initiative, remontant à 35 ans, a été bonne car aujourd'hui on parle moins du Massif-central comme d'un territoire à désenclaver mais comme un territoire à très fort potentiel de valorisation. Aujourd’hui, Macéo capitalise sur cette initiative. -éo pour ineo qui en latin veut dire « j'entreprends ».
Macéo est le regroupement de quatre organismes : l’Adimac, l’association de développement économique et industriel du Massif-central, l’Apamac, l'association pour la promotion de l'artisanat du Massif-central (qui représente les chambres de métiers et de l'artisanat du territoire), le Sidam, réseau des chambres d'agriculture du Massif-central et l’Uccimac, l'union des chambres de commerces et d'industrie du Massif-central.
Ces quatre organismes possèdent des domaines d’activités différents mais ils partagent la même ambition : l’appui à l'activité économique. Le constat était simple : l’unité c’est le territoire d'action, le Massif-central. Un territoire de moyenne montagne habitée avec une activité économique répartie de façon homogène. Nous n’avons pas de très grosses concentrations industrielles ou artisanales. À l’époque où on parle de développement durable, je crois que d’avoir des usines à la campagne, des activités à la campagne est un atout. L’inconvénient reste la question de l'accessibilité : nous avons encore besoin de renforcer ou d'imaginer des infrastructures favorisant le déplacement (de marchandises, des personnes, d'informations).
MEA : Le regroupement de ces associations, c’est l’addition de compétences ?
AM : Non c'est plus que ça ! Dans toutes activités économiques, on se rend compte aujourd’hui, en France et dans beaucoup de pays, que la mondialisation a apporté une dimension supplémentaire à l’économie : le partage. Partager, ça veut dire concentrer les activités pour être plus efficace. Donc je crois qu’on est tout à fait dans ce sens-là. Quand on parle de RGPP au niveau du gouvernement, c’est bien la même chose, c’est-à-dire essayer de regrouper des activités pour qu’elles soient plus homogènes et plus efficaces. Il y a donc une notion d'enrichissement mutuel, c'est mieux qu'une addition !
MEA : Quelles sont les missions et les priorités de Macéo ?
AM : Dans ce contexte de partage, nous devons innover si nous voulons vivre. On parle beaucoup de l’innovation dans la presse, dans les médias. Alors qu’est ce que c’est l’innovation ? L’innovation c’est, dans un contexte où les matières premières sont rares et coutent de plus en plus cher, dans un contexte où il en faut beaucoup plus pour alimenter les pays émergents, d'arriver à trouver une autre façon de vivre. Ça veut dire innover dans les services, innover dans les produits, innover dans l’organisation… Nous avons besoin de réfléchir comment nous allons vivre demain. Macéo est fait pour ça ! Pour réfléchir sur « comment va-t-on vivre demain dans le Massif-central ? ». Vivre demain, bien vivre, ça comporte des dimension en termes d'activité et de qualité de vie.
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